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Les bons remèdes du Docteur Dandy.

Les douzes lois du cerveau et coaching roliste

Publié le 3 Octobre 2013 par Dr Dandy in cerveau, vie réelle

Les douzes lois du cerveau et coaching roliste

De quoi çà parle ?

Les 12 lois du cerveau est un livre de John Medina, un biologiste moléculaire expert du cerveau, qui explique en 12 chapitre les avancées des scientifiques sur le fonctionnement du cerveau et comment ces données peuvent nous aider à améliorer nos capacités cognitives notamment dans le cadre professionnel et éducatif.

Euh, oui doc mais le développement personnel, les bouquins de gourou c’est pas mon truc.

Ah bon ? Pourtant il s’agit là d’informations scientifiques et qui peuvent vraiment apporter une meilleur compréhension de « comment » nous fonctionnons et ce qu’il convient de faire avec ça. Mais je comprends, cela peut être barbant alors j’ai pris des notes et je vais résumer ces « lois » tout en prouvant que cela peut être utile, même pour un loisir qui me tient à cœur : le jeu de rôles.

DEMONSTRATION

  1. L’EXERCICE: bouger pour mieux réfléchir

Mauvaise nouvelle, la première loi stipule qu’un cerveau a besoin qu’on fasse de l’exercice. « Mais pourquoi tant de haine ? » Oh, c’est très simple : le cerveau a besoin d’oxygène. Et la meilleur façon d’oxygéner le cerveau c’est de courir/marcher/suer un peu. Pas grand-chose, rassurez-vous, juste 15 minutes de courses tous les jours suffisent. Ou un peu de marche mais sans exercice, notre cerveau étouffe et on devient un gentil légume.

Et pour le JDR ? Si vous voulez être au top avant d’aller vous enfermer dans une cave à vous nourrir de pizza froide et de coca/bière tiède, un peu de course ne ferais pas mal et vous permettra d’avoir un cerveau « frais ». Pensez à prendre une douche avant de vous rendre à la partie !

2. LA SURVIE: nous restons des hommes primitif.

Un truc sur lequel je vais revenir souvent: d’un point de vue physiologique nous ne sommes pas si loin du singe debout qui courait dans la savane pour éviter de se faire bouffer par un fauve. En devenant bipède, l’homo erectus s’est ouvert de nouvelles possibilités et a pu modifier sa corpulence. Il a eu le choix : devenir plus fort ou plus intelligent. Devinez ce qu’il a choisi. Et oui ! L’homme est plus intelligent que les autres espèces c’est simplement une tactique de survie. Ce développement important continue de nos jours. Le développement du cerveau est avant tout une question de survie, même aujourd’hui. Mais, me direz-vous, « j’ai peu de chance de me faire bouffer par un tigre à dents de sabre ! » Oui mais il y a pire : la société et ses contraintes. La meilleure stratégie que l’homme a trouvée est de développer l’entraide sociale. « Si tu gardes mon feu pendant que je chasse le mammouth, je partagerais ma viande avec toi ». L’empathie et l’intelligence sociale ne sont donc pas des trucs de gentils boyscouts mais des moyens de survivre ensemble.

Oui mais en JDR ? D’abord en tant que joueur soyez plus à l’écoute de vos camarades, cela va booster vos capacités cognitives et engendrer plus de synergie créative autour de la table et plus de fun ! Si en plus en tant que meneur vous récompensez l’entraide entre personnage par du XP supplémentaire vous allez voir que, mécaniquement, les joueurs feront de même !

3. Le câblage neuronal.

Notre cerveau est comme une carte routière. Les routes les plus empruntés sont celles qui se développent le plus (agrandissement, entretien, etc.). Quand nous apprenons quelque chose notre cerveau met en relation les neurones concernés. Quand ces neurones sont en relation régulière, ils mettent en place des connexions optimales. Ainsi les régions du cortex les plus sollicités vont se croitre et produire de nouveaux neurones pour optimiser tout ceci. C’est pour cela que l’individu développe non pas une intelligence mais des « intelligences » en fonction de son activité. Vous avez remarqué comment ces « génies du football » peuvent avoir un vrai sens tactique sur le terrain et être complètement benêts devant un micro ? C’est parce qu’ils s’entraînent 8h par jour à taper dans un ballon, pas à briller en conversation !

On retrouve là ce dont Michael Croituriu parlait dans Radio Roliste 25 qui développe une méthode pour apprendre à dessiner et, par extension à s’entraîner à faire à peu près n’importe quoi. Oui ! C’est en « forgeant qu’on devient forgeron ».

Et en jdr ? En tant que rolistes nous avons créé un réseau de neurones qui nous permet d’organiser cette « fiction partagée » qu’est une partie. Sauf que quand on joue à ces fameux jeux « narrativistes » c’est bizarre. Le câblage neuronal intervient pour l’expliquer : la plupart de ces jeux nous obligent à organiser la narration différemment et du coup nos « réflexes mentaux» ne servent plus à rien. C’est d’autant plus rageant que les débutants, exempts de ces schémas, ont beaucoup de facilités car ils sont « vierges ». Ce n’est pas grave car, une fois la gymnastique neuronale mise en route, vous allez pouvoir mettre à profit vos autres réseaux existants mis en place depuis des années pour engendrer des fictions de qualité ! Mais il faut faire un petit effort.

4. L’ATTENTION: nous ne retenons pas ce qui n'a pas notre attention

Nous ne sommes pas capable faire plusieurs choses en même temps. “Pas moi” répondrez-vous? En fait vous vous trompez. Si vous arrivez à gérer plusieurs choses en simultanée (en dehors des gestes réflexes comme marcher, conduire ou fumer) c’est parce que votre mémoire immédiate vous renvoie les informations essentielles pour reprendre l’activité que vous aviez lâché pour une autre. Qu’importe cela fonctionne ! Bof. Un cerveau fonctionne beaucoup mieux quand il est concentré sur une seule chose. Et oui, ami roliste, ce que tu fais au travail t’empêche d’avoir des arguments pertinents sur Casus No ! Cela explique pas mal de choses…

Et pour mes parties? Déjà quand vous travaillez sur un scenario, focalisez-vous dessus entièrement. Notez les grandes lignes et concepts pour ne pas avoir à revenir sur vos notes trop souvent.

Ensuite si vous voulez que vos joueurs donnent le meilleur d’eux même il faut conserve leur attention, comme des élèves en classe. Jouer sur l’émotionnel, créer du rythme et pousser le joueur le moins attentif à agir. Mon leitmotiv en partie est de me centrer sur le joueur qui a le moins parlé afin de rééquilibrer les choses ; les actifs n’ayant pas besoin qu’on leur demande d’agir.

5. LA MEMOIRE A COURT TERME. Répéter pour mémoriser.

Notre cerveau n’est pas un enregistreur monodimensionnel. En fait il découpe les éléments acquis sur différents supports en différents formats. Couleurs, formes, sensations associées c’est comme si nous enregistrions un évènement en MP3, JPG, GIF, AVI, DOC sur un disque dur, DVD-ROM, K7, etc. Tout est décomposée (d’ailleurs plus il y a d’éléments, mieux c’est) et intégré par l’hippocampe qui « compile » tout ceci afin de forger un souvenir. Ce dernier est d’autant plus fort quand le cerveau a mis à disposition de nombreuses ressources. Nous avons besoin de conceptualiser ce que nous apprenons pour mieux le comprendre et le retenir. Voilà qui devrait remettre en cause le « bachotage » dans l’enseignement !

Et ça donne quoi pour le jdr ? Une astuce que j’avais déjà mise en place avant de lire le livre. Quand je lis un système de règle je le teste « à blanc » pendant la lecture ; je créé un perso et je regarde comment cela tourne. En général je retiens bien l’ensemble et j’arrive à évaluer ce qu’implique tel ou tel partie dudit système.

Pour nos amis auteurs de jeux : incluez des exemples concrets dans vos ouvrages (si possible à côté des informations correspondantes). Même pour la partie « univers » ! Sans aller jusqu’à imposer des synopsis vous pouvez inclure des idées pour exploiter les différents éléments de background. Cela permettra à vos lecteurs de retenir les éléments importants et de se les approprier.

6. MEMOIRE A LONG TERME- mémoriser pour répéter.

Comme je l’ai dit au paragraphe précédent, l’Hippocampe « compile » les informations envoyées par nos sens et par le cortex pour les renvoyer au cortex qui va forger les souvenirs. Il agit comme un rédacteur en chef : exigeant des piges de la part des différentes régions, les corrigeant et intégrant les nouvelles données arrivées entre temps. Cette « conversation » peut durer jusqu’à 10 ans, durée au-delà duquel le souvenir est définitivement fixé dans le cortex. Bien entendu cette activité s’estompe avec le temps et, si de nouveaux éléments ne sont pas apportés ou des anciens rappelés, le souvenir devient partiel. Renvoyer les mêmes informations régulièrement permet de consolider un souvenir. A condition d’avoir respecté la loi N°5 !

Rolistes : relisez régulièrement les informations essentiels de vos jeux préférés, vous serez beaucoup plus à l’aise avec en partie.

Auteurs : l’essentiel des informations doivent être aisément retrouvables afin que les joueurs les relisent régulièrement et les mémorisent pour mieux en profiter.

7. DORMIR: Le sommeil est essentiel

Cela peut paraitre trivial mais nous avons besoin de dormir. La raison vient de notre cerveau qui consomme 20% de nos réserves énergétiques pour bien fonctionner. De plus deux mécanismes s’opposent dans le cerveau, bien connus des spécialistes de l’horloge biologique. Le premier est celui qui nous fait réfléchir tout le temps, qui nous transforme en tête bien pleine pour pouvoir intégrer un maximum de choses. Le deuxième nous impose de nous reposer pour pouvoir reposer les données accumulées et réorganiser les pensées. Sans le premier nous serions des comateux passifs, sans le deuxième nous serions des zombis frénétiques (les insomniaques savent de quoi je parle !). Le bon équilibre entre les deux est très dépendant de l’individu, personnellement mon rythme optimal c’est 7h30 de sommeil. En revanche l’importance la sieste est recommandée pour tous car 26 minutes de sommeil vont permettre d’augmenter de 34% vos capacités. Parlez-en à votre patron !

Pour les rolistes ? Une bonne sieste avant de passer une soirée (voir une nuit) de jeu est recommandée. De même éviter les marathons rolistes sans pause. Vous n’avez pas remarqué que les parties du dimanche dans les conventions sont souvent les moins bonnes ?

8. LE STRESS : un cerveau stressé apprend différemment.

Le stress est un mécanisme physiologique positif à la base. Afin d’éviter de se faire dévorer par un tigre ou piétiner par un mammouth, l’homme a développé un phénomène de boost. Sous la pression le corps produit de l’adrénaline (qui augmente les pulsations cardiaques) et le cortisol (qui augmente la dépense de sucres pour produire de l’énergie). Cet apport d’énergie est excellent pour le cerveau qui prend un coup de fouet. MAIS ces deux molécules ont des effets pervers sur le long terme. En effet l’adrénaline en surdose va engendrer un affaiblissement vasculaire et le cortisol détériore l’hippocampe, essentiel à la gestion des informations et donc à l’apprentissage.

Sous l’effet d’un stress prolongé vous perdez ainsi votre capacité à apprendre, à assimiler des informations et les intégrer ! Quand on voit les conditions de travail de certains on se dit que l’on marche sur la tête. Imposer du stress à un employé/élève est le meilleur moyen de le rendre inefficace ! C’est encore pire quand la personne n’a pas le contrôle sur sa source de stress. Médina nous parle ainsi de ce scientifique des années 50 qui avait enfermé un chien dans une cage électrifié. Passé un certain moment le chien ne réagissait même plus et subissait les décharges sans broncher, même quand le savant avait ouvert la porte !

Oui mais dans nos parties de jeux de rôles ? Tout d’abord le jdr est un jeu et je déconseille très fortement de stresser vos joueurs. En revanche il peut être intéressant de les surprendre en créant une situation de stress ponctuelle qui va faire tourner leurs cellules grises à plein régime. Dans un scénario d’horreur il peut être aussi utile de faire subir un stress intense aux personnages. Faire en sorte de maltraiter les personnages pour les empêcher de réagir normalement peut apporter quelque chose sur le plan narratif. Mais faites le uniquement avec des joueurs suffisamment matures pour avoir du recul sur leurs personnages.

9. INTEGRATION SENSORIELLE: stimulez le maximum de sens !

Nos sens évoluent ensemble. Lorsque nous faisons l’acquisition d’une information, notre cerveau récupère les informations de tous les sens mis à contribution pour dispatcher les différents signaux dans notre cortex. Au moment de faire retrouver cette information, il récupère toutes les données disponibles. Normal. Mais ce que l’on sait moins c’est que quand il se retrouve à nouveau face à la même information (ou une similaire), il va utiliser son expérience pour reprendre le même schéma d’acquisition. Ainsi deux individus regardant la même chose ne le feront pas de la même façon car ils n’auront pas la même expérience sensorielle.

L’idéal pour améliorer notre capacité d’apprentissage est de mettre en œuvre le maximum de sens. Le triplé gagnant est vue, ouïe, toucher. Mettez les 3 en œuvre et vous avez 90% de chance de vous souvenir (au moins à court terme). Si vous n’utilisez que l’ouïe vous ne retiendrez que 10% en moyenne de ce que vous écoutez. C’est notre thalamus qui joue les grands coordinateurs sensoriels.

Il y a néanmoins une exception : l’odorat. Ce sens est privilégié car il dispose de ses propres réseaux neuronaux qui court-circuitent le thalamus et arriver directement aux centres de traitement du cerveau. Une des cibles privilégiées est le noyau amygdalien qui gère nos émotions. Rattachez donc une odeur à une émotion particulière et vous aurez de bonnes chances de revivre cette émotion à chaque fois que vous sentirez la même odeur !

Je mets du parfum pour mes parties de jdr ? Non pas obligé. Mais le jdr est avant tout une activité orale et le meilleur moyen d’améliorer l’expérience est de faire appel aux autres sens. La vue évidemment avec des supports visuels (figurines, cartes, photos, etc.) mais pourquoi pas aussi le toucher avec des accessoires adaptés (sans aller jusqu’à ces américains qui jouent à Shadowrun avec de vraies armes de poing !). Le goût est un sens rarement mis à profit mais c’est toujours agréable de déguster un vin épicé dans une partie de med-fan.

10. LA VISION: la vue surpasse tous nos autres sens

Ce n’est pas un scoop : la vue est notre sens principal. A elle seule elle utilise 50% de nos ressources cérébrales (acquisition, traitement, intégration). Mais les yeux ne sont pas ces caméras ultrasophistiquées que nous pensions. En fait les yeux envoient au cerveau des micro-informations, des « rushs » tels des metteurs en scène que le cerveau réalisateur/monteur va décomposer en divers morceaux (le mouvement, la couleur, la luminosité, le contraste, etc.) puis va remonter pour obtenir quelque chose. Ce que nous voyons n’est pas la réalité mais ce que notre cerveau interprète comme étant la réalité. Les magiciens connaissent bien ce phénomène, c’est leur principal atout pour nous épater !

La vision est donc ce qui marche le mieux dans nos sens, le meilleur moyen de faire passer une information est de la transmettre sous forme d’image. Mais pas de mots ! Oui l’impression est une invention récente et notre physiologie ne s’est pas encore adaptée à la lecture. Ainsi nous ne lisons pas, nous voyons des formes que nous interprétons pour assembler des mots puis des phrases. Un processus coûteux en énergie.

Et les rolistes ? Et bien chers auteurs de jeux, si vous voulez que l’on intègre vos concepts et règles il vaut mieux mettre des images. Les symboles, que je suis ravi de constater dans des jeux comme FATE Core ou Dungeon Slayers, sont plus que recommandés. Les illustrations que nous chérissons tant dans nos beaux livres ont encore plus d’impact si elle se rapporte au texte qui se trouve à côté.

11. GENRE : les cerveaux mâles et femelles sont différents.

Spéciale dédicace à toi, Fabien Hildwein.

Les cerveaux des hommes et des femmes est différent. J’arrête tout de suite les rétrogrades, non ! La vaisselle et la cuisine ne sont pas des fonctions plus développées chez la femme. D’ailleurs notre chromosome Y dont nous sommes si fiers messieurs ne sert à rien. Ou si peu. Ce tout petit chromosome de 100 gènes n’a comme unique fonction que de permettre le développement des traits masculins. Le chromosome X, de son côté, dispose de presque 1000 gènes dont beaucoup sont impliqués dans le développement du cerveau. Cet état de fait explique la plus grande proportion de retard mental chez les petits garçons, non servi par des gènes de secours en cas de déficience. Ne vous gaussez pas mesdames, votre cerveau de meilleur qualité vous rend plus sensible à la dépression.

La raison ? Notre façon de gérer les émotions fortes. Face à un évènement important les hommes ont tendance à se souvenir de la scène dans sa globalité tandis que les femmes conserveront en tête les détails. Si vous êtes victime d’un accident, demandez à une femme de témoigner. Du coup pour une scène stressante, les femmes vont la conserver plus longtemps et plus intensément qu’un homme.

D’un point de vue comportement on observe également chez les jeunes garçons une tendance à la compétition saine (« on dirait que celui qui saute le plus haut a gagné ») tandis que les fillettes sont plus coopérative (« regardes comme je saute haut ! Vas-y saute encore plus haut ! »). Les filles sont plus précoces dans la maîtrise du langage. Pour cette raison on conserve ce cliché que les filles sont « littéraires » et les garçons doués en maths (matière très compétitive). Cependant ces différences s’estompent avec l’âge à l’inverse des préjugés de la société et varient en fonction de l’environnement social et culturel de l’enfant.

Je fais quoi quand un pote ramène une copine à table ? Rien, si c’est une adulte elle aura exactement les mêmes réactions qu'un joueur « mâle » (oui, je connais de sacrées grosbillettes, pas de soucis). En revanche si vous faites jouer des enfants soyez vigilants sur le fait que les garçons écrasent les filles autour de la table ou, qu’au contraire, les filles ne monopolisent la parole car plus à l’aise sur ce plan-là.

12. EXPLORATION: nous sommes curieux par nature.

Certainement ma loi préférée. Tentons une petite expérience avec un nouveau-né. Non, on ne le mets pas dans une cage électrifiée ! Tirez la langue devant lui, plusieurs fois. Au bout d’un moment le bébé, qui n’a jamais fait de sa toute nouvelle vie, vous imitera. C’est connu, les bébés ont une capacité d’apprentissage impressionnante. En interagissant avec son environnement, il va imiter, découvrir, explorer. Cette aptitude vient du cortex préfrontal droit, centre d’analyse du cerveau qui corrige nos erreurs au fur et à mesure que nous découvrons des choses nouvelles.

Mais on a l’habitude de croire que cette super capacité d’apprentissage est très développée durant la petite enfance et s’estompe avec l’âge. C’est faux ! En fait comme nous avons déjà appris beaucoup de choses, notre cerveau s’appuie sur nos expériences et du coup nous passons moins de temps à découvrir un environnement que nous connaissons déjà.

Si nous perdons des neurones avec le temps, nous en créons sans cesse de nouveau, avec de nouveaux réseaux pour répondre à nos besoins. Le cerveau est plastique et dédié à la découverte et, jusqu’à notre mort, nous sommes en « âge » d’apprendre.

Quelle leçon pour le jeu de rôle ? C’est assez simple : il n’y a pas d’âge pour apprendre et il n’y a pas d’âge limite pour découvrir de nouvelles formes de loisirs. Papy et Mamie peuvent aussi bien apprendre à jouer que le petit neveu. Certes leur âge les rendra moins enclins au changement mais leurs neurones n’attendront que cela pour créer de nouveaux réseaux.

N'hésitez pas à commenter cet article, je serais ravi qu'on en discute.

ENJOY!

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Qui Revient de Loin 21/01/2014 19:18

Salut,
Pour continuer sur le sujet du mind mapping, tu a là un autre moyen de faire de l’intégration sensorielle et la stimulation visuelle (9, 10) pour mémoriser un système, un background ou un scénar : une belle carte mentale (vue) !
Et pour la répétition/conceptualisation (5), il y a la possibilité (si on a le temps, quand même…) de répéter l’opération « carte mentale » sous diverses formes : questionnement, fractale de Fate, front d’Apocalypse World, etc. En y ajoutant d’autres briques d’information (chronologie des évènements, carte des lieux & mouvement, etc.), on multiplie les points d’entrée et les référence pour notre petit hippocampe !
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Par contre, l’utilisation des odeurs dans les parties…
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(Le coup de la cage électrifiée, je l’ai vu venir… mais je l’attendais plus tôt, pas pour le nourrisson !)