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Les bons remèdes du Docteur Dandy.

Dandy Minutes la méthode jdr express

Publié le 14 Octobre 2015 par Dr Dandy in jeux de roles, théorie, maîtrise, meneur de jeu, système, jeux de rôles

Dandy Minutes la méthode jdr express

C’est la misère, Julien vient d’appeler : panne de voiture, il ne vient pas pour la partie ce soir. Impossible de continuer la campagne sans lui. Là c’est vraiment la loose, les autres sont déjà en chemin et ils passent prendre les pizzas. Ils seront là dans 15 minutes et vous n’avez pas d’alternatives. Faire un scénario one-shot ? Mouais bof, les pjs sont impliqués dans la campagne sur-mesure et les envoyer explorer un nième donjon standard ne va pas les exciter plus que çà. C’est dans ses moments-là qu’on maudit son mépris pour les petits jdrs sans préparation. Que faire ? Vous commencez sérieusement à regarder votre boite de Trivial Poursuite et votre paquet de tarot. Non ! Pas possible, on va quand même pas faire une belote ! C’est décidé on joue, on fait du vrai jdr. Mais comment ? Pas de panique Tonton Dandy a la solution miracle…

Déjà il s’agit de préparer un scénario, mais c’est un peu compliqué de monter une intrigue à la volée. Vous savez comment on fait ? On triche grâce à la méthode du docteur Dandy mais en version accélérée. D’abord vous choisissez un type d’univers qui vous plait et sur lequel vous n’aurez aucun problème à improviser. Mais si ! On en a tous sous le coude. A partir de là il vous faut une intrigue prête dans cinq minutes. C’est là que vous allez utiliser ma méthode d’escroc à moi : vous prenez votre film préféré ! Mais si on en a tous un ! Et vous mélangez avec l’univers qui vous plait. Le mieux c’est quand même de prendre deux éléments qui n’ont rien à voir et de faire un gros Mash-up. Pour cela on reprend les éléments principaux de l’intrigue pour les réinjecter dans un autre univers. Concrètement cela donne cela pour Star Wars épisode IV :

  • Libérer la princesse
  • Un seigneur sombre
  • Des soldats d’élite (mais pas trop !)
  • Une forteresse mobile, arme de destruction massive
  • Le symbole de la résistance réduit à néant
  • Bataille finale dans le dernier bastion de résistance.

En gros c’est cela mais on pourra pinailler sur les détails. Comme j’adore le Steampunk et les univers victorien je vais transposer cela dans les pays de l’est à la fin du 19e siècle. Le petit royaume d’Aldérie est en proie à la rébellion face à l’Empire Austro-hongrois. La princesse Levia vient d’être faite prisonnière alors qu’elle s’échappait avec les plans de la nouvelle forteresse volante de l’Empire, la Toterstern. Les héros vont tenter de la libérer alors qu’ils apprennent la destruction du château du roi d’Aldérie. Une fois qu’ils auront pénétré dans la forteresse volante et libéré la princesse, ils pourront se replier dans le petit village de Yavinia. Mais ils vont devoir affronter le terrible colonel Vaderstein, un ancien hussard prussien aujourd’hui défiguré.

En autre exemple dans un univers de cape et d’épées : les héros sont des hors la loi divers qui se retrouvent enfermés à la Bastille. L’un d’eux est porteur d’une gemme prétendument magique et doit retrouver un collectionneur richissime qui fera sa fortune. Après leur évasion (forcément spectaculaire !) ils vont pouvoir se rendre chez le collectionneur afin de partager la récompense. Mais au dernier moment, Ronaldo et ses hommes débarquent et récupèrent l’artefact. Nos héros vont découvrir que non seulement l’objet est réellement magique mais que Ronaldo, redoutable capitaine à la solde des espagnols compte s’en servir pour faire tomber la caserne des mousquetaires de monsieur de Tréville. Et devinez qui a mis nos héros derrière les barreaux ? Vont-ils s’enfuir ou choisir de rejoindre le camp de la France quand ses meilleurs éléments risquent de périr et de laisser le pays à la merci des puissances étrangères ?

Si vous ne l’avez pas encore deviné il s’agit bien des Gardiens de la Galaxie ! Deux autres exemples :

  • Alien le 8e passager sur un navire marchand en 1930 en plein océan Atlantique. Il semblerait qu’un profond ai élu domicile dans le bateau.
  • Terminator dans un monde Med-fan ? Un golem cherche à tuer une pauvre servante suite à une prophétie annonçant que son fils sera le sauveur de l’humanité face aux puissances des ténèbres.

Bref vous avez compris. Enfin j’espère…

Pour le jeu il va falloir faire simple : poser des questions aux joueurs pour cadrer ensemble leurs personnages et vos idées, poser des enjeux clairs et immédiat (pas la peine de vous lancer dans des explications pour un machin que vous avez pensé cinq minutes plus tôt) et n’ayez pas peur d’assumer les clichés. Oui, vous sortez une histoire de votre chapeau et il est fort probable que les joueurs comprennent le truc, autant faire avec et jouer avec eux là-dessus. Et puis si vous êtes assez malin pour changer un élément au dernier moment vous les surprendrez d’autant plus qu’ils pensent être sur des rails. Comme vous êtes vraisemblablement parti sur un one-shot, pensez au timing histoire que votre partie ne s’arrête pas à 3h du matin arrivé au 2/3 de l’intrigue.

Bon, dépêchez-vous, ils arrivent !

Quoi ? Le système de jeu ? Vous n’avez pas un en tête, celui qui a votre préférence ? Bon on va y remédier.

Vous aimez le D20 ? Vous connaissez la routine : 6 caractéristiques (Force, Dextérité, …) et vous répartissez les scores suivants +3,+2,+1,+1,0,-1. Vous laissez choisir une race, une classe et trois activités favorites (compétences, spécialités ou expérience passées). Pour effectuer un jet on lance 1d20 auquel on ajoute la caractéristique adéquate et, si c’est judicieux, un bonus de +2 pour une race, classe ou activité qui a du sens. La difficulté va de 10 à 20 en général. Dans le cas où le personnage est dans des conditions favorables, on jette deux d20 pour garder le meilleur. S’il est vraiment mal parti on conserve le plus mauvais. En combat on fait de même mais les pnjs ne jettent pas les dés, le meneur donne simplement une difficulté. Les points de vie sont égaux à 5+niveau de constitution x 5. Les dégâts sont égaux à la différence entre le résultat et le score à atteindre auquel on ajoute/soustrait les niveaux respectifs d’armes (de 1 à 5) et d’armure (idem). Pour les pnjs vous calculer ainsi pour les scores de points de vie/ difficulté globale. Niveau 1 5pv/diff 10 ; Niveau 2 10 pv / diff 14 ; niveau 3 15 pv/ diff 18. C’est tout.

Une préférence pour les pourcentages et le Basic système ? Pas de soucis, vous faites comme les pnjs dans l’Appel de Cthulhu ! Le personnage a un trait libre à 75%, un autre à 50% et deux à 25%. Le meneur décide d’une difficulté pour une action (90% facile, 60% moyen, 30% difficile) et on lance les dés. Si le joueur fait moins que la difficulté mais plus que le score le plus adéquat choisi c’est un succès partiel. Il est en effet inadapté à la situation et cela engendre une complication. Pour les combats et la folie une jauge à 4 niveaux : ok = pas de malus ; pas bien = -15% de difficulté ; très mal = -50% de difficulté ; HS = incapable de quoique ce soit.

Ah ! Vous préférez les D6 et vous aimez en jeter plein. Ok ! Les personnages ont trois qualités, un métier et deux passés. Vous répartissez 5 dés dans les qualités, 2 dés pour le métier et 3 dés pour les passés. Les jets sont simples : on jette autant de dés que disponible vis-à-vis de l’histoire. On ne compte que les résultats pairs. Les 6 se relancent et les 1 engendrent des contretemps. Pour les combats on compte 4 niveaux de vie : OK, mal= -1 dé, très mal= -2 dé, HS= incapacité. Les armes et armures ajoutent ou soustrait des succès. Idem sur n’importe quel type de matériel (par exemple pour des courses poursuites en voiture).

Vous n’avez pas de dé sur place ? Vous êtes sûr que vous êtes de vrais rolistes ? Pas grave on va faire sans. Vous répartissez 12 points entre des scores de Force, Volonté, Finesse et Charisme. Utilisez des petits jetons, des cacahuètes ou même des pièces de monnaie pour les représenter. Les personnages n’ont rien de plus qu’un nom et une activité qui les définit. Pour jouer le meneur va poser des enjeux ludiques et narratifs en définissant une difficulté, de 1 à 5. Pour résoudre ces épreuves, il faut investir des points. Le joueur investit autant de point qu’il le souhaite mais doit choisir une caractéristique et le justifier sur le plan narratif. Un premier joueur, choisi collégialement, investi ses points puis le meneur, si le nombre de points investi n’atteint pas la difficulté, va imposer une contrainte à l’un des personnages et enlever des points dans l’un des scores du personnage concerné. Un autre joueur pourra alors tenter d’investir à son tour jusqu’à achèvement de l’épreuve. Les points investis sont perdus par le joueur mais il a la possibilité d’en récupérer. Comment ? En proposant une scène qui parle de son personnage, soit par un flashback, soit par une scène consécutive à la précédente où il « récupère ». Pour la force ce peut être un soin ou expliquer pourquoi le personnage est plus solide qu’il n’y parait. Pour le charisme il peut s’agir de revoir des gens qui comptent pour lui/elle ou des contacts qui donnent du poids à son aura naturelle. Si la scène implique un autre personnage joueur, celui-ci peut aussi récupérer. Selon la qualité de la scène le meneur accordera de 1 à 3 points de récupération. Le joueur va pouvoir noter le fait qui résume la scène ; pour d’autres scènes de récupération il devra raconter une autre anecdote ; donnant ainsi de la densité à son personnage au fur et à mesure de la partie. Evidemment si l’un des scores tombe à zéro, le pj perd tous ses moyens jusqu’à récupération.

Ah ! Et pensez aux aspects pour aider à cadrer le tout.

Alors évidemment tout n’est pas parfait mais on parle ici de jouer en 10 minutes top-chrono. Les considérations de précisions, d’équilibrage ou même d’ambition narrative n’ont plus vraiment leur place. On joue, c’est l’essentiel !

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XIII 15/10/2015 18:16

Personnellement, quand j'ai un empêchement, en tant que joueur, je demande à mon MJ de prendre mon perso en PNJ et je m'excuse platement du fait que je ne puisse pas être là. C'est plus simple et la campagne avance.

erwik 15/10/2015 11:44

le premier exemple est un peu trop voyant AMHA sinon merci, c'est assez évident mais sympa
sinon perso vive les jdr sans préparation héhé

Mémoire de joueur 14/10/2015 09:52

L'art du mash up :) c'est très tentant d'essayer, mais comment faire quand son film préféré c'est la cité de la peur ?

Pierre 14/10/2015 11:04

Challenge accepted.
Mais pas maintenant, j'ai piscine.